« Il faut que cela se poursuive sans moi. »

C’est par une journée maussade, le 1er septembre 1980, au nord de l’Ontario, que Terry a couru ses derniers milles.

Ce matin-là en débutant sa course, il était confiant et en bonne forme. Des gens rassemblés tout le long de la route lui criaient, « ne lâche pas, tu peux y arriver », des paroles qui le stimulaient et lui remontaient le moral. Mais, après avoir parcouru 18 milles, il a commencé à tousser et à ressentir une douleur dans sa poitrine.

Terry savait faire face à la douleur et il a couru en supportant celle-ci, comme il l’avait toujours fait auparavant. Il a simplement continué jusqu’à ce que la douleur se dissipe.
Sur un parcours de 3 339 milles, de St. John’s (Terre-Neuve), la ville la plus à l’est au Canada sur les rives de l’Atlantique, il a traversé 6 provinces et atteint les deux tiers de son but. Il a couru presque un marathon par jour pendant 143 jours. Une réussite difficile pour un coureur en bonne santé, un exploit extraordinaire pour une personne amputée.

La jambe gauche de Terry était forte et musclée. Sa jambe droite n’était qu’un moignon ajusté avec un membre artificiel fait de fibre de verre et d’acier. Il a perdu sa jambe des suites d’un cancer lorsqu’il avait 18 ans.

Il avait maintenant 22 ans. Ses cheveux étaient ondulés, son teint hâlé, il était beau, fort, déterminé et entêté. Sa course, le Marathon de l’espoir, telle qu’il l’avait nommée, une aventure exaltante au travers du Canada qui défi la logique et le bon sens, était sa façon à lui de rembourser une dette.

Terry croyait qu’il avait gagné sa bataille contre le cancer et il voulait amasser des fonds (peut-être 1 million de dollars) pour lutter contre cette maladie. Il y avait une seconde raison à son marathon, peut-être plus importante : un homme n’est pas amoindri parce qu’il a perdu sa jambe, en effet, il peut être davantage. Il a certainement démontré qu’il n’y a aucune limite à ce qu’une personne amputée peut faire.

Il a changé l’attitude des gens envers les personnes handicapées et il a démontré que même si le cancer avait pris sa jambe, son esprit, lui, n’a pu être anéanti. Son Marathon de l’espoir a commencé comme un rêve improbable; 2 amis, un pour conduire la camionnette et un pour courir, une autoroute sinueuse et, une profonde croyance qu’ils pourraient faire un miracle.

Il a couru au travers des villages de pêches et des plus grandes villes du Canada dans des orages glacés et dans la chaleur de l’été, contre des vents cinglants d’une si grande puissance qu’il ne pouvait pas bouger. Bien qu’il évitait lui-même ce terme, les gens le surnommaient « le héros ». Il se voyait encore comme le simple petit Terry Fox, de Port de Coquitlam (Colombie-Britannique), moyen en tout, sauf dans la détermination.

Mais ici, 18 milles de Thunder Bay, à la tête du lac Supérieur, la toux s’est arrêtée mais la douleur vague et aiguë n’a pas cessé. Ni la course, ni le repos ne pouvait la faire disparaître. Il voyait des gens alignés sur la côte, juste devant lui. Une voiture de patrouille de la police provinciale de l’Ontario roulait juste derrière lui, gyrophares clignotants dans la bruine et toujours, les encouragements l’entourait : « Tu peux te rendre jusqu’au bout! »

Terry ne pouvait pas ignorer ce que les gens lui disaient. Il a écouté. « J’ai commencé à réfléchir sur ce que j’entendais. J’ai cru que ça aurait pu être mon dernier mille. » Il a couru jusqu’à ce qu’il n’y ait plus personne et là, il est monté péniblement dans la camionnette et il a demandé à son ami conducteur, Doug Alward, de le conduire à un hôpital.

En 1976, plusieurs ont été surpris lorsque Terry s’est mérité une position dans l’équipe des élites juniors au basket-ball à l’université Simon-Fraser. Il n’était pas un joueur doué. Il y en avait d’autres plus talentueux, mais peu l’égalaient dans sa détermination, son endurance et dans son archarnement pour son travail.

Ça toujours été comme ça. Lorsqu’il était en 2e secondaire, Terry s’est classé 19e dans une équipe de 19 joueurs et à la première saison, il a été seulement 1 minute sur le terrain. Ça ne l’a pas dissuadé. Deux ans plus tard, il était un joueur de premier rang. Par le temps qu’ils ont gradué de l’école secondaire, lui et son ami Doug ont été nommés athlètes de l’année.

Les courbatures sont courantes dans la vie d’un athlète, mais à la fin de sa première année d’université, il en avait une nouvelle qui était alarmante dans son genou. Un matin, à son réveil, il a réalisé qu’il ne pouvait pas se lever. Une semaine plus tard, il a appris que ce n’était pas un problème de cartilage, comme il l’avait cru. Il avait une tumeur maligne; sa jambe devait être amputée dans 4 jours. Ses médecins lui ont dit sans ménagement qu’il aurait 50 à 70 % de chances de survie à cause des récents progrès qui se font dans la recherche. Si cette maladie s’était déclarée 2 ans auparavant, ses chances de survie auraient été de 15 %.

La nuit avant son opération, son entraîneur de basket-ball, Terri Fleming, lui a apporté un magazine ayant pour sujet la course à pied et dans lequel il y avait un article sur une personne amputée, Dick Traum, qui a couru le Marathon de la ville de New York. Bien que son avenir n’ait jamais été aussi précaire que maintenant, Terry a rêvé cette nuit-là de courir au travers du Canada. « Je suis compétitif », a dit Terry. « Je suis un rêveur. J’aime les défis. Je n’abandonne pas. Lorsque j’ai décidé de le faire, je savais que j’irais au bout de moi-même. Il n’y avait pas de milieu. »

Les 16 mois de traitements postopératoires ont marqué irréversiblement Terry. Il a vu la souffrance comme jamais il ne l’avait vue auparavant. Il a entendu les médecins dire aux jeunes patients(es) alités(es) près de lui qu’ils avaient 15 % de chances de survivre. Il a entendu des cris de douleurs. Il a vu des corps jeunes et forts décharnés par la maladie. Il n’a jamais oublié ce qu’il avait vu et, lorsqu’il a quitté la clinique du cancer, il l’a quitté avec un fardeau de responsabilités. Il faisait partie du tiers des patients chanceux qui ont survécu.

Dans une lettre sollicitant des commanditaires pour sa course, il a écrit : « Je ne pouvais pas partir en sachant que ces visages et ce désarroi existeraient encore alors que, moi, j’en serais libéré. À quelque part, la souffrance doit s’arrêter et je suis déterminé à me rendre jusqu’à la limite pour ces causes. »

« Il vient un temps où la douleur doit cesser, et je suis déterminé à me rendre jusqu’au bout pour ces causes. »

Terry Fox, Octobre 1979

Rick Hansen est celui qui a invité Terry à se remettre aux sports et à s’inscrire dans une équipe de basket-ball en fauteuils roulants. (Rick et Terry étaient du même moule, plus tard, Rick, paraplégique, poussera son fauteuil roulant autour du monde et il n’a jamais raté une occasion pour donner du mérite à Terry, l’ami qui l’a inspiré.)
Terry a abordé ce nouveau défi avec son enthousiasme habituel. En poussant son fauteuil roulant tout le long de la digue au parc Stanley à Vancouver, il a acquis plus de force. Où il trouvait des montagnes abruptes, il se poussait jusqu’en haut sur des chemins presque impraticables. Il s’est poussé jusqu’à ce que ses mains saignent.

Deux ans après son opération, Terry a commencé un programme d’entraînement pour la course. Les premiers demi-milles, il attendait la pénombre pour courir afin que personne ne puisse le voir. Mais malgré cela, un de ses entraîneurs du 1er secondaire, Bob McGill, qui avait lui-même triompher du cancer, entendait de façon rythmique et constante le bruit lourd de la jambe réelle de Terry et le bruit sourd de sa jambe artificielle, bien avant qu’il puisse voir sa silhouette oscillante dans le noir.

Terry s’est entraîné pendant 15 mois en courant 3 159 milles. Il a couru jusqu’à ce que son moignon fût écorché et saignant, courant chaque jour pendant 101 jours, jusqu’à ce qu’il puisse courir 23 milles par jour. Pour la fête de Noël, il a prit une journée de congé seulement parce que sa mère lui a demandé. Une fois, juste avant Noël, après seulement un demi-mille de course, la partie inférieure de sa jambe artificielle s’est cassée en deux morceaux et Terry s’est effondré sur la chaussée. Il a ramassé les deux morceaux et il a placé ceux-ci sous son bras et, il a sorti son pouce et fait de l’auto-stop jusqu’à chez lui. Une fois rendu, il a fixé ensemble les deux morceaux et a couru un autre 5 milles.

Lorsque Terry a dit à sa mère, Betty, son intention de parcourir le Canada, sa mère, avec sa façon réaliste de voir les choses, lui a répondu qu’il était fou. Il lui a dit qu’il allait courir, peu importe ce qu’elle pouvait en penser. Suite à cela, Betty en a discuté avec son époux Rolly qui, connaissant très bien son fils, a simplement dit, « c’est pour quand? »

trainingrunLorsque Terry a approché la Société du cancer du Canada au sujet de sa course, les administrateurs(trices) étaient sceptiques de son succès. Ils éprouvaient des doutes sur la capacité de Terry à amasser 1 million de dollars et, pour tester sa sincérité, ils lui ont demandé de trouver une mise de fonds initiale et quelques entreprises pouvant le commanditer. Ils crurent qu’ils n’entendraient plus jamais parler de lui.

Mais Terry a persévéré, il a trouvé des commanditaires et il a obtenu de la Société du cancer du Canada la promesse qu’ils feraient la promotion de sa course. Le 12 avril 1980, il a trempé sa jambe artificielle dans les eaux troubles du Port de St. John’s et il a entreprit la plus grande aventure de sa vie.

« J’ai adoré ça ! », a dit Terry. « Je me suis beaucoup amusé et c’est cela que les gens ne réalisaient pas. Ils croyaient que, courir toute la journée, était un cauchemar pour moi. Les gens ont pensé que je vivais un véritable enfer. Peut-être en partie mais, là encore, je faisais ce que je voulais faire et un rêve était en train de se réaliser et cela, plus que tout, en valait la peine pour moi. Même si c’était très difficile, il n’y avait rien d’autre au monde que j’aurais voulu faire. J’ai éprouvé de la satisfaction en faisant des choses difficiles. C’était une sensation incroyable. La douleur était présente, mais elle ne comptait pas. Beaucoup de gens ne pouvaient pas voir le bien que je retirais de cela, tout ce qu’ils pouvaient voir, c’était la douleur. » Et des gens, au Canada, s’accrochaient au rêve de Terry. Ils ont versé des larmes en le voyant passer en courant, les poings serrés, les yeux fixés sur la route devant lui, en entendant l’écho rythmique de chacun de ses pas incommodes au loin sur l’autoroute, en voyant l’expression sur son visage, absolument déterminé, sans compromis. Il était l’image du courage. Une femme habitant dans la plus grande ville au Canada, Toronto, a dit, « Il rétablit la foi en la race humaine. »

Il commençait à courir avant l’aube, chaque matin, portant un short et un T-shirt sur lequel était imprimée la carte du Canada. Il n’avait pas honte de son handicap. Les enfants démontraient de la curiosité envers sa jambe artificielle; comment ça marchait?, que se passait-il lorsque ça brisait?

Les dons arrivaient de toutes parts. Après avoir lu un exposé des buts de Terry, le président de Quatre Saisons, Isadore Sharp, a lui aussi été emballé par le rêve du Marathon de l’espoir. Il a donné 10 000 $ pour le marathon et a mis 999 entreprises canadiennes au défi de faire la même chose.

get-involved-1Puisque 1 million de dollars pour la recherche sur le cancer était au bout de nos doigts, pourquoi ne pas solliciter 1 dollar de chaque canadien, pourquoi ne pas établir un but de 23 millions de dollars? L’argent est venu de plusieurs façons. Les gens attendaient des heures au bord de la route, pour regarder Terry passer. Quelques fois, un étranger enfouissait dans la main de Terry, un billet de 100 dollars lorsqu’il passait en courant.

Un jour, au sud de l’Ontario, ils ont collecté 20 000 $ le long de l’autoroute. C’est en s’assoyant dans une cuve contenant de la meringue à la banane et au citron qu’un homme d’Hamilton a amassé 912 dollars pour le Marathon de l’espoir. Au coeur de la villégiature de l’Ontario, à Gravenhurst, ils ont recueilli plus de 14 000 dollars avec une population de 8 milles personnes. Un musicien, apparemment pauvre, a donné sa guitare d’une valeur de 500 dollars à Terry.

Durant sa course et aussi dans les mois précédents, Terry a négligé ses rendez-vous médicaux. Personne ne pouvait l’obliger à rencontrer un médecin pour un examen. Il a dit qu’il ne croyait pas que le cancer se manifesterait à nouveau. Auparavant, lorsqu’il n’allait pas à ses rendez-vous pour recevoir des radiographies à la clinique du cancer de Vancouver, il disait : « chaque fois que j’y suis allé, j’ai tressailli et ce n’était pas parce que j’avais froid, j’avais peur. »

Les médecins de Thunder Bay ont confirmé que le cancer s’était propagé de ses jambes à ses poumons. Terry a téléphoné à ses parents qui, en entendant cette nouvelle, ont pris le premier avion pour Thunder Bay. Terry était tellement faible que lorsqu’il a traversé la rue pour aller vers l’automobile afin d’aller chercher quelque chose à grignoter hors de l’hôpital, qu’il s’est effondré. Il a dit : « Un jour avant, j’ai couru 26 milles et, maintenant, je ne peut même pas traverser la rue ».
Sa mère, Betty, pleurait et, son père, Rolly, avait la bouche tendu et dure pendant que Terry parlait aux journalistes : « Hé bien, comme vous le savez, il y a 3 ans et demi, un cancer s’est déclaré dans mon genou et, maintenant, le cancer se situe dans mon poumon. Il faut que je retourne chez moi » Sa voix se brisait lorsqu’il parlait et, d’une voix sourde il continuait, « pour recevoir quelques autres radiographies ou peut-être, une opération qui impliquera l’ouverture de ma poitrine ou l’ingestion de plus de drogues. Je fais tout ce que je peux, je ferai de mon mieux. Je vais me battre. Je fais la promesse que je n’abandonnerai pas. »

Nous avons entendu son père Rolly dire : « Je crois que c’est injuste, très injuste. »
« Je ne crois pas que cela est injuste », lui a répondu Terry. « C’est ça le cancer, je ne suis pas le seul. Ça arrive tous les jours à d’autres personnes. Je ne suis pas spécial. Ce qui vient d’arriver est juste une intensification de ce que je viens de faire. Cela apporte plus de signification à ma course. Ça inspirera plus de gens. J’aurais pu m’asseoir sur mon derrière et j’aurais pu oublier ce que j’ai vu à l’hôpital, mais je ne l’ai pas fait. »
« Combien de gens font quelque chose en quoi ils croient vraiment? Tout ce que j’espère, c’est que les gens réaliseront que tout est possible, lorsque l’on prend la peine d’essayer. Les rêves se réalisent lorsque les gens essaient. Lorsque j’ai commencé cette course, j’ai dit que si nous donnions tous 1 dollar, nous recueillerions 22 millions de dollars pour la recherche sur le cancer et ça m’est égal, il n’y a aucune raison pour que cela ne soit pas possible, aucune raison. J’aimerais voir tout le monde devenir dingue et inspiré par la levée de fonds. »

Il est retourné chez lui dans un jet privé. Ce n’était pas un retour au pays triomphant comme beaucoup d’autres gens l’avaient imaginé. La course ne s’est pas terminée avec Terry trempant sa jambe artificielle dans les eaux baignant le parc Stanley à Vancouver, mais plutôt à l’hôpital Royal Columbian, où il a été transporté en ambulance. Il a continué de porter son T-shirt du Marathon de l’espoir à l’hôpital et a refusé plusieurs offres incluant celle de l’équipe de hockey Maple Leaf de Toronto qui voulait terminer sa course pour lui.

En moins de 48 heures, le réseau de télévision CTV, a organisé un téléthon spécial et, avant même que ça se termine, ils avaient amassé plus de 10 millions de dollars–1 million de dollars provenant du gouvernement provincial de la Colombie-Britannique, 1 million de dollars de la province de l’Ontario ainsi que des dons considérables provenant de diverses entreprises. Cependant, la plupart des sommes versées étaient de sources privées.

Isadore Sharp a envoyé un télégramme que Terry a épinglé sur son lit d’hôpital. Il a dit que le Marathon de Terry était juste un début et, qu’une course à pied pour une levée de fonds serait tenue chaque année en son nom pour continuer la lutte contre le cancer. « Tu l’as commencé. Nous n’aurons aucun repos tant et aussi longtemps que ton rêve de trouver un remède contre le cancer se réalise. »

Durant les 10 mois qui ont suivi, Terry a lutté contre la maladie. Certains jours, la douleur était un vrai cauchemar et certains jours, il se sentait assez en forme pour sortir avec Rick Hansen et ses amis(es).

Pendant qu’il livrait bataille pour sa vie, plusieurs honneurs lui ont été décernés. Il a été le plus jeune Compagnon de l’Ordre du Canada (le plus grand honneur civil du pays); il a été nommé vedette de l’actualité de l’année par la Presse canadienne; il a gagné le trophée Lou Marsh pour l’exceptionnel exploit athlétique; un tableau de lui a été exposé au Temple canadien de la renommée sportive et des lettres d’encouragements sont venues de partout dans le monde. Mais ce qui avait le plus d’importance, étaient les dons recueillis pour son Marathon de l’espoir qui avaient atteint 23,4 millions de dollars. Le livre des records Guinness l’a nommé le “top” des collecteurs de fonds. Son nom a été donné à une montagne, en Colombie-Britannique centrale.

Terry est décédé avec sa famille près de lui, le 28 juin 1981, moins d’un mois de son 23 ième anniversaire.

La nation était en deuil. Des drapeaux flottaient en berne. Mais les gens ne l’ont pas oublié et son histoire ne s’est pas terminée à sa mort. La première Journée Terry Fox a eu lieu au mois de septembre suivant et, plus de 300 milles personnes ont marché, couru ou ont fait du vélo en sa mémoire. Ils ont amassé 3,5 millions de dollars.

Betty, la mère de Terry, a dit que la Journée Terry Fox n’existerait pas sans Isadore Sharp et que, monsieur Sharp, qui a vécu la perte de son fils des suites d’un cancer croit qu’un jour, un brillant jeune chercheur, subventionné par une bourse Terry Fox, découvrira peut-être un remède contre la maladie

« Terry n’a pas perdu sa bataille », dit Sharp. « Peut-être qu’il a terminé tout ce qu’il avait à faire. Terry est semblable à des météores passant dans le ciel, dont la lumière voyage au-delà de notre vue, mais qui demeure toutefois étincelant dans la nuit la plus obscure. »