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affiché à 3:39 PM, Juin 10, 2010
Je n’ai
jamais eu la chance de rencontrer Terry Fox. Comme la plupart des gens, je ne
l’ai vu qu’à la télévision. J’étais un élève du primaire à cette époque, et
Terry Fox était un homme remarquable qui courait d’un océan à l’autre pour
recueillir des fonds pour trouver un remède contre le cancer. Ma famille
m’avait dit que ce qu’il faisait était extraordinaire, du fait que le Canada
était le deuxième plus grand pays du monde et que, non seulement il le
traversait à la course, mais qu’il le faisait sur une jambe artificielle. Depuis ce
jour, Terry Fox est devenu mon héros (bon, à égalité avec ma mère…) Quand
j’avais besoin d’inspiration, je pensais à lui qui n’a jamais abandonné et qui
a toujours persévéré, et je me remettais à la tâche. Je participais à la
Journée Terry Fox annuelle de Greenfield Park pour lui rendre hommage. Je me
disais : « Si Terry a pu faire tout ça avec une jambe artificielle,
il n’y a aucune raison pour que je ne puisse pas courir 5 km sur deux
bonnes jambes. » Au plus fort de la récession des années 1990, je donnais
un cours portant sur la recherche d’emploi. Lors du premier cours, je portais
un t-shirt Terry Fox sur lequel était inscrit : « Je sais que les
temps sont difficiles, mais il est important de ne jamais abandonner. Si au cours
de votre recherche d’emploi vous vous sentez abattu, pensez à Terry Fox, il n’a
jamais abandonné, et vous ne devriez pas le faire non plus. » Je portais
fièrement mes t-shirts Terry Fox toute l’année. En 1999, alors que je
travaillais pour le gouvernement, un collègue m’a demandé si je pouvais parler
à une cliente qui était en pleurs. Nous sommes allés dans une salle d’entrevue
et elle m’a raconté son histoire. Elle m’a confié que son mari avait le cancer,
qu’il avait perdu son emploi et que les temps étaient difficiles. Elle
s’occupait de son mari, mais cela lui faisait terriblement mal de voir l’homme
qu’elle aimait souffrir. Elle a ajouté qu’elle mangerait moins pour qu’il
puisse manger davantage. Peu importe à quel point elle avait envie de pleurer,
elle ne le faisait jamais devant lui : elle ne pleurait que sous la
douche, quand il ne pouvait pas la voir ni l’entendre. Je ne pouvais pas faire
grand-chose pour elle, mais je lui ai dit que, la fin de semaine suivante, je
participerais à la Journée Terry Fox et que je dédierais ma course à son mari.
Encore aujourd’hui, je me souviens de son dévouement pour son mari. C’est l’une
des plus belles histoires d’amour et de dévotion que j’ai entendues. Près de six
mois plus tard, j’ai commencé à travailler pour la Fondation Terry Fox à titre
de directeur provincial pour le Québec. Terry était toujours mon héros et, plus
j’en apprenais à son sujet, plus je découvrais qu’il était « un
vrai ». Il avait compris qu’une seule personne peut faire une différence
et que, en général, les gens n'hésitaient pas à faire une bonne action et se
souciaient du bien-être des autres. Pour un jeune homme de 22 ans, il
était remarquablement mature. Il ne voulait pas de commandites d’entreprises,
car il ne voulait pas que les gens tirent profit de ses efforts. Il a eu la
décence de croire que les gens devraient aider leur prochain sans vouloir
obtenir quelque chose en retour. J’ai appris que chaque pas qu’il faisait sur
sa jambe artificielle lui faisait mal. Mais il a continué à courir parce que,
même s’il pouvait mettre un terme à sa douleur en s’arrêtant de courir, les
personnes atteintes de cancer n’avaient pas cette option – et c’était la raison
pour laquelle il courait. Terry a
inspiré des millions de personnes à poursuivre là où il s’est arrêté. J’ai
l’honneur de travailler avec des personnes qui soutiennent la Fondation Terry
Fox au Québec et qui ont repris le flambeau laissé par Terry. Plusieurs d’entre
elles nous ont envoyé leurs histoires qui seront publiées ici au cours des
prochaines semaines : des histoires de personnes qui, comme Terry Fox,
font de bonnes actions parce qu’elles se préoccupent du bien-être des autres et
savent qu’une personne peut faire une différence. Mais il y a des personnes qui
n’ont pas pu envoyer leur histoire, car elles ont perdu leur bataille contre le
cancer. Il y avait
Diane, à qui son médecin avait dit qu’il ne lui restait que 4 semaines à
vivre et qui a finalement vécu des années, qui a inspiré de nombreuses autres
personnes en organisant toute seule une Journée Terry Fox. Il y avait Wilfred,
qui a participé à toutes les Journées Terry Fox et dont la vie a été prolongée
grâce à la recherche qu’il avait contribué à financer. Il y avait Stella dont
la gentillesse n’avait d’égale que son dévouement pour éradiquer cette maladie.
Il y avait Michael et Ghislaine qui organisaient des Journées Terry Fox alors
qu’ils menaient leur bataille contre le cancer. Il y avait Paul qui se portait
toujours volontaire pour être bénévole pour la Journée Terry Fox malgré ses
graves problèmes de santé. Plus récemment, il y avait Pat, qui, même si elle
est décédée du cancer, a recueilli suffisamment de fonds pour sauver la vie
d’autres personnes. Je n’ai
jamais eu la chance de rencontrer mon héros Terry Fox. Mais je suis extrêmement
fier d’avoir travaillé avec ces Québécois héroïques qui ont repris le flambeau
que Terry nous a laissé. La recherche sur le cancer a permis de faire de
remarquables percées au cours des trente dernières années, et ce, en grande
partie grâce à Terry Fox et à tous ceux et à toutes celles qui déploient des
efforts exceptionnels pour réaliser le rêve de Terry, soit un monde sans
cancer. Peter
Sheremeta Organisateur,
La Journée nationale Terry Fox des écoles Directeur
provincial du Québec La Fondation
Terry Fox affiché à 8:09 AM, mars 11, 2010
Quand Kyle avait 5 ans, on a diagnostiqué dans sa cuisse droite un sarcome d'Ewing (un cancer des os semblable à celui qu’avait Terry Fox). Notre vie a immédiatement basculé. Jusqu’à ce jour, nous avions regardé Kyle apprendre à jouer au hockey (avec plus d’enthousiasme que d’habileté!) et soudainement, nous devions tout apprendre sur des médicaments très toxiques dont il avait besoin pour rester en vie. Pendant 13 mois, Kyle a subi des traitements de chimiothérapie et 10 chirurgies pour qu’il puisse garder sa jambe. Il a perdu ses cheveux et son appétit, a passé la plupart de son temps dans un lit d’hôpital ou un fauteuil roulant et a eu des « épisodes mettant sa vie en danger » quand le nombre de ses globules blancs chutait dangereusement et que sa température atteignait un degré très élevé. Souvent, nous n’osions même pas imaginer ce que serait sa vie à 14 ans. Toutefois, nous avons toujours gardé espoir que Kyle se rétablisse, car des traitements efficaces ont été mis au point. Si Kyle avait reçu son diagnostic en 1980, à l’époque où Terry Fox a couru son Marathon de l’espoir, ses chances de survie auraient été d’environ 30 %. En 1998, elles étaient de 80 %. La recherche fait vraiment une différence. Cet été, Kyle a joué au golf, au basketball et au baseball, et il est allé au camp. Il est maintenant en 11e année, à l’école secondaire Cawthra Park. Il porte une semelle compensée et un appareil orthopédique afin de corriger la longueur de sa jambe. En septembre 2007, Kyle a subi une autre chirurgie pour tenter de diminuer la différence de longueur de ses jambes. Il a donc participé à la Journée Terry Fox du 17 septembre en fauteuil roulant. Il continue à parler au nom de la Fondation Terry Fox, parce que le besoin de trouver des traitements plus efficaces et moins nocifs est toujours présent. affiché à 1:52 PM, février 26, 2010
Rick Durst court pour la recherche sur le cancer depuis qu’il a reçu, il y a 19 ans, le diagnostic de cancer incurable. Depuis 1991, il a participé à la Journée Terry Fox à divers endroits dont à Bracebridge et au Parc provincial de Sandbanks. À lui seul, il a recueilli plus de 250 000 $ grâce aux nombreuses et généreuses personnes qui le soutiennent. En 1991, Rick souffrait d’une douleur persistante à la jambe qui l’a poussé à consulter un chiropraticien. Après deux traitements, on lui a conseillé de passer un tomodensitogramme. Celui-ci a révélé une tumeur au bas du dos. Rick raconte : « J’ai subi une chirurgie au dos au Toronto Western Hospital, et on a diagnostiqué un cancer incurable du sang, un lymphome B. On m’a dit que mon espérance de vie était de cinq ans tout au plus ». Rick n’avait que 37 ans à cette époque. « J’ai suivi une radiothérapie pour éradiquer la tumeur (on n’avait pas pu l’enlever complètement lors de la chirurgie). C’était le début de mon périple, car la maladie systémique était malheureusement active. » Quelques semaines après la chirurgie, Rick participe à sa première Journée Terry Fox à Toronto. « Quand j’ai commencé à recueillir des fonds, je me suis rendu compte que cela donnait la chance à mes amis de me démontrer leur soutien. Ça m’a vraiment donné un regain d’énergie. » Rick soutient de tout cœur la Journée Terry Fox, car tous les profits vont directement à la recherche sur le cancer et les coûts administratifs de la Fondation Terry Fox sont minimes. C’est grâce à un programme de recherche si Rick a réussi à déjouer le pronostic de départ. « Je suis allé au Princess Margaret Hospital et au Toronto General, et on m’a dit qu’on avait tout fait ce qui était possible pour moi. En somme, on me disait de retourner chez moi et de mourir. Comme je n’étais pas prêt à abandonner, mes propres recherches m’ont mené vers un programme avant-gardiste du Sunnybrook Hospital. Aujourd’hui, je suis heureux et en santé. Grâce à la recherche, on élabore de nouveaux médicaments et de nouveaux traitements qui sont plus efficaces pour traiter la plupart des cancers. » Rick poursuit : « Actuellement, il n’existe aucune thérapie pour éradiquer le lymphome B, contrairement à de nombreux autres types de lymphomes. Bien qu’il n’y ait aucun remède, l’amélioration des traitements a permis que je sois encore en vie. Aujourd’hui, grâce à la recherche sur le cancer, les traitements, la radiothérapie et la chimiothérapie sont meilleurs. » Malgré le fait qu’il n’existe aucun « remède contre le cancer », l’amélioration des méthodes de traitement et les nouveaux médicaments ayant une plus grande efficacité et moins d’effets secondaires améliorent la qualité de vie et sauvent des vies. « Le fait de ne pas vomir pendant un traitement est un véritable cadeau quand tu te bats pour ta vie, souligne Rick. J’apprécie le fait qu’une très grande partie de l’argent que je recueille pour la Fondation Terry Fox va directement à la recherche et qu’il ne sert pas à payer les coûts administratifs. »
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